RESUME DES 28 JOURS

Tout a commencé il y a un an quand Gérard est allé au salon International du tourisme à Buenos Aires, où il a découvert la Route 40. Il a réalisé quand la parcourant il pourrait connaître une grande partie des paysages et de la culture argentines.

Et c’est ainsi qu’il a commencé son entraînement, laissant de côté le ski nautique pour se dédier complètement à l’entrainement en vélo. Pendant ces jours-là, il roulait environ 3 ou 4 heures, mais jamais jusqu’à atteindre les 7h20 quotidiennes de vélo en moyenne.

Il avait prévu de parcourir 5000 kilomètres en 40 jours, avec une moyenne de 130 kilomètres par jour. Mais, il a pédalé 180 kilomètres en moyenne par jour, par conséquent il a réalisé son défi en 28 jours, soit 12 de moins que son objectif.

Son compagnon rouge, Time Fluidity avec ses roues de routes et ses incassables roues de terre, ont parcouru tout le pays, du nord au sud, sur des chemins impraticables, où il n’y avait quasi pas d’équilibre à cause des pierres et de la puissance du vent, et sur les chemins d’asphaltes frais avec un vent favorable par moment, laissant le vélo rouler à toute vitesse.

Les 5136 kilomètres étaient composés à 25% de terre et le reste d’asphalte. Il a commencé à La Quiaca, au nord du pays, à 3500 mètres d’altitude, arrivant ainsi le quatrième jour à 5000 mètres presque sans oxygène. Ce fut un jour inexplicable au niveau des sensations, ce qui donnait de la confiance à Gérard pour continuer avec force. Ses premiers jours ont été difficiles, avec peu de kilomètres parcourus, ce qui laissait penser que le défi prendrait plus de temps pour être réalisé.

Après cette ascension, une descente sans fin de 45 km est apparue, arrivant à Cachi, très joli village d’époque qu’il faut absolument connaître. La route a continué entre Puna, lamas, cactus, vignes, sable, déserts, plus de vignobles, lacs salés, rivières, vergers, camions, sentiers sinueux, stations de ski, lacs, chèvres, Cordillères, lacs de Patagonie, neige, rivières transparentes avec des truites, vaches, chevaux, sentiers en pierre, nandous, guanacos, pins, tatous, moutons, flamants roses, puits de pétrole, tracteurs de construction de route, et en particulier à la fin les agneaux et les pingouins.

Après avoir passé le plus difficile au nord, il a commencé à beaucoup pédaler, accumulant les kilomètres jour après jour, jusqu’à arriver à Mendoza 3 jours plus tôt que prévu. Son corps était en forme pour continuer et pour avaler les kilomètres, mais psychologiquement, chaque jour lui demandait plus d’efforts. Après avoir passé les 2500 kilomètres, le ruleman du 4X4 s’est cassé, mais Gérard a quand même continué, ne pouvant pas se permettre d’arrêter. José Giordano, son assistant à ce moment là, est resté attendre l’aide d’un mécanicien pour régler le problème. Gérard, à la fin de sa journée était retourné sur place. A 23h, ils ont réussi à réparer le 4X4, et ont continué leur route.

Ensuite, il a commencé une nouvelle partie en Patagonie, où Gaby et Simon, son fils de 1 an et 7 mois, l’ont rejoint à Bariloche. A ce moment du parcours, les efforts physiques et psychologiques accumulés ont rendu les journées difficiles, plus longues et plus pesantes. Les kilomètres commençaient à se faire ressentir, réalisant que le défi était loin d’être facile et qu’il fallait passer par différents états avant de le réussir alors qu’il restait encore 2000 kilomètres.

Tranquillement, ralentissant un peu le rythme, et mettant tout se que chacun d’entre nous pouvait apporter pour qu’il continue, comme la joie de Simon et la musique enfantine de ses jeux, parlant dans sa langue par la fenêtre de la voiture à son Papa. Et les kilomètres se sont décomptés, passant à 3 décimales, jusqu’à atteindre le Fitz Roy et El Chaltén, les lacs, donnant un nouvel air, seulement de l’air, car le vent était de plus en plus fort chaque jour.

Ensuite tout se passait bien, il est arrivé à Rio Gallegos! Cette grande ville du sud de l’Argentine, il restait un jour, tout était impeccable mais la route lui réservait une dernière surprise, le testant jusqu’au dernier moment de sa course. Et là, Gérard s’est perdu, il est revenu sur le bon chemin mais il est tombé et a cassé son pédalier. Le vélo n’avait rien, le guidon était juste un peu désaxé mais il pouvait continuer. Le chemin de terre a commencé, et ce fut une des parties les plus difficiles sur ces 5000 kilomètres, avec des vents en contre sens et latéraux de tous les côtés. Sur cette partie, nous avons croisé beaucoup de camions de pétrole qui vont et viennent, des moutons, des nandous, des renards, des vaches, des chevaux. Gérard n’en pouvait plus, le phare paraissait chaque minute beaucoup plus loin qu’au départ à La Quiaca, qu’elle est loin la fin de la Patagonie ! Mais il a continué, et continué, la route n’allait quand même pas le battre. ..

Après une montée, la mer et le phare étaient là, et par conséquent le kilomètre 0 ! Le meilleur 0 qu’il a reçu dans sa vie… et le panneau d’indication de la Route 40 lui disait qu’il avait bel et bien gagné !

Tips:

3 crevaisons sur route, aucun problème sur terre.
Crème Hipoglós
Dans la montée en arrivant à San Juan, il a dépassé un camion.
2 chutes le dernier jour.
3 types de gants.
Les sandwichs jambon fromage beurre de José sont incroyables
Nandous courant sur 200 mètres au côté de Gérard.
4X4 accompagnant à 15 20 30 km/h
Beaucoup de bouteilles d’eau et Powerade sur le siège de l’accompagnant
Visite de Chandon à Mendoza
450 kilomètres de détour en voiture sur la côte de Miranda, Gérard l’a passée en vélo.
Mâcher la coca en montant à Abra del Acay
10 kilos de fruits secs mangés sur le trajet
Mécanicien du 4X4 qui en réalité n’était pas un mécanicien
Raconter à 40 enfants d’une école rurale la France et son climat
Dormir dans le jardin d’enfant d’une école rurale.
Seulement faire 70 kilomètres en une journée
2 chiens qui l’ont poursuivi et qui ont presque cassé le vélo au départ à La Quiaca
Chute de neige à Villa La Angostura
Un policier qui indique mal le chemin le dernier jour
Quand il y a avait beaucoup de vent, ne pas pouvoir s’arrêter sinon le vélo s’envolait.
Couche d’asphalte fraiche et tomber violement
Voir le Fitz Roy et El Chaltén depuis la route
Courrir devant 3 guanacos.

6 jours ont déjà passé depuis la fin de la course, aujourd’hui nous pouvons faire le résumé. 1000 mercis à tous pour avoir suivi cette histoire. Gérard est en train d’écrire une lettre qu’il enverra bientôt ainsi que les infos qui sont passées dans différents médias !

Salutations et merci infiniment !

Gaby

RUTA 40 DIA 28 / Rio Gallegos – Cabo Vírgenes (Santa Cruz) (20/10/2013)

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Il n’y a pas de distances qui ne peuvent être parcourues, ni de buts qui ne peuvent être atteints. (Napoléon)

5136 KM EN 28 JOURS.
VELO DE ROUTE.
200 HS. DE VELO
25% TERRE, 75% ASPHALTE.
5000 m.s.n.m. ALTITUDE.

Distance: 146,40 km
Départ: 07:25 hs.
Arrivée: 15:15 hs.
Temps de course: 7,25 hs.
Altitude: départ 213 mts.
Route: 120 km de terre, 14 km d’asphalte
Climat: 0° a 7°
Vent: Vent d’ouest latéral entre 60 et 80 km/h
Vitesse: moyenne 15 km. // max 55 km.
Fréquence cardiaque: moyenne 110 p.m. // max 130 p.m.
Kms cumulés: 5136 km

Détails techniques: Rupture de la pédale droite et la manivelle s’est désaxée.

Anecdotes:

Le dernier jour est arrivé! Demain matin, on ne sera pas obligé de changer de village, de décharger et recharger la voiture, de préparer la nourriture pour le déjeuner, de vérifier sur windguru les vents, de se renseigner sur le chemin pour savoir quelles roues utilisées, de savoir quels vêtements Gérard devra porter en fonction du temps, de charger les batteries du GPS… Demain, on aura qu’à se laisser porter par les souvenirs et les anecdotes.

Aujourd’hui, Gérard est parti seul et l’assistance l’a rejoint 30 minutes plus tard. Quand nous l’avons rencontré, nous avons réalisé que la journée avait débuté plus difficilement que nous ne l’avions imaginée. Gérard, à cause de mauvaises indications d’un policier, a pris un autre chemin sur 10 kilomètres, et au moment de revenir sur le bon chemin, il s’est pris un puits et est tombé violemment cassant ainsi sa pédale droite. Quelques minutes après, nous l’avons rejoint et arrangé les pédales pour qu’il puisse continuer. Ce fut très difficile pour Gérard d’avoir cet incident sur le dernier jour.

Ensuite il a continué sa route sans la protection du 4X4 face aux vents défavorables. A cela s’ajoutait le fait que ce chemin de terre était dégradé car il y a beaucoup de trafic, notamment de camions, qui vont et viennent toute la journée des centaines de puits de pétrole.

Sur la route, nous avons seulement croisé 2 estancias. Sur le bord du chemin, il y avait des milliers de moutons, et sur une partie du parcours, 2 agneaux ont couru après Gérard sur 100 – 200 mètres ainsi que 2 nandous, mais également, beaucoup de mouettes, de lièvres et de pingouins une fois arrivés au kilomètre 0.

Sur la route, il n’y avait presque pas de signalisations, nous ne savions pas exactement combien de kilomètres il restait. Chaque moment passé sur la route devenait plus difficile, car le vent était plus fort, malgré tout, le soleil était toujours présent Après plusieurs montées et descentes, et un virage à gauche, nous sommes enfin arrivés devant le panneau du kilomètre 0 !

Gérard est arrivé devant le panneau et a du le toucher pour y croire. Nous avons pris des photos et à ce moment là nous ne sentions plus le froid. 8 militaires de l’Armée Argentine sont venus féliciter Gérard. Ils savaient que peu de personnes sont arrivés jusqu’à cette destination, surtout en vélo, et encore moins en vélo de route ! Et encore moins en 28 jours !

Ce fut un voyage beaucoup, beaucoup plus difficile que ce que l’on peut imaginer. Ce fut un voyage où toutes les émotions étaient présentes, passant d’un extrême à un autre rapidement, exigeant beaucoup physiquement et psychologiquement.

RUTA 40 DIA 27 / 28 de noviembre – Rio Gallegos (Santa Cruz) (19/10/2013)

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Demain, Dimanche 20/10/2013, Gérard arrivera au kilomètre 0 au phare de la fin du monde au cap Virgenes en 28 jours, alors que l’objectif était de la faire en 40 jours, soit 12 jours plus tôt que prévu. A demain en espérant que tout se passera bien sur la route pour ces derniers 130 kms de terre avec un vent de face !

Distance: 255,3 km
Départ: 08:07 hs.
Arrivée: 17:15 hs.
Temps de course: 8,00 hs.
Altitude: départ 213 mts.
Route: 120 km de terre, 135,3 km d’asphalte
Climat: 5° a 2°
Vent: Vent d’ouest en faveur d’approximativement 70 km/h
Vitesse: moyenne 32 km. // max 76 km.
Fréquence cardiaque: moyenne 105 p.m. // max 142 p.m.
Ascension cumulée: 389 mts.
Descente cumulée: 662 mts.
Kms cumulés: 4989,56 km

Aucun détail technique

Anecdotes:

Avant dernier jour qui a commencé tôt avec une légère chute de neige. 120 kilomètres de terre et un pronostique de vents forts l’attendaient. En réalité, les vents étaient TRES forts, mais à faveur, ce qui a permis à Gérard de savoir le temps approximatif pour cette journée si importante.

À midi, il s’est arrêté au Paraje Bella Vista, un oasis sur ce trajet de terre et de machines qui travaillent. C’était un endroit chauffé où son propriétaire lui a préparé une omelette et un café bien chaud. Dehors, le vent ne s’arrêtait pas et le froid se faisait toujours plus ressentir, ce qui est logique car nous descendons chaque fois plus vers le sud de la Patagonie.

Ensuite, l’asphalte a repris, et là, Gérard a pu profiter des immenses étendues, observer les lièvres sur le bord de la route qui le regardaient passer, mais aussi les chevaux qui courraient, ces milliers d’agneaux, et ces inoubliables flamants roses sur les lagunes blanches. Il a enregistré des vidéos de salutations, et la sensation de savoir qu’il est à deux doigts d’atteindre son rêve se fait ressentir. Il faut aussi commencer à faire ses adieux à la Route 40 !

Il est arrivé à Rio Gallegos, pour préparer le vélo pour le lendemain, et ainsi pouvoir partir tôt et voir comment ça se passera… parce que personne ne sait réellement comment est la route, si elle est d’asphalte, de terre, et le vent ? Qu’est ce qui se passera avec ces vents proche du phare de la fin du monde ? Vent de face très fort de plus de 100 km/h ?

RUTA 40 DIA 26 / La Esperanza – 28 de noviembre (Santa Cruz) (18/10/2013)

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Il ne reste plus que 2 jours avant l’arrivée, soit approximativement 400 kms sur les 5000 kms débutés il y a 26 jours !

Distance: 184.8 km
Départ: 08:20 hs.
Arrivée: 17:30 hs.
Temps de course: 7,39 hs.
Altitude: au départ 208 mts. A l’arrivée 197 mts.
Route: asphalte
Climat: 5° a 14°
Vent: au debut sans vent et ensolleilé, puis nuageux et avec des vents d’ouest avec des passages à 100 km/h de face.
Vitesse: moyenne 24 km. // max 55 km.
Fréquence cardiaque: moyenne 105 p.m. // max 140 p.m.
Ascension cumulée: 770 mts.
Descente cumulée: 730 mts.
Kms cumulés: 4656,80 km

Détails techniques: par changement de temps soudain, il a utilisé des vêtements d’hiver.

Anecdotes:

Gérard a débuté la journée tranquillement, mais une heure plus tard, changement de situation sur la route qui va vers la Cordillère des Andes, il y a avait un vent qui chaque minute se faisait de plus en plus fort et de face. 2 heures après son départ, l’assistance est arrivée car le vent rendait impossible l’avancée, et plus il montait, plus le vent était fort. Il a du se changer et s’habiller en vêtements d’hiver. Par conséquent, cette partie a été particulièrement dure, à cause du vent et ennuyante car il devait rester derrière le 4X4 pour se protéger du vent, il ne pouvait donc pas profiter du paysage. Il était aussi difficile de prendre des photos, car une fois sortis de la voiture il était impossible de remonter car on n’arrivait à peine à ouvrir la porte.

Il est passé par la frontière à la limite du Chili où se trouvent les Torres del Paine.

À midi, nous nous sommes arrêtés au un poste de viabilité de Tapi Aike, et ils nous ont invités à manger à l’intérieur car à l’extérieur, on ne pouvait pas. Gérard a pris des forces pour pouvoir continuer. Ensuite, le paysage a assez changé, et il commençait à y avoir des prés avec des vaches et des chevaux.

A l’arrivée à Río Turbio, Gérard a décidé de continuer 50 kilomètres, pour pouvoir cumuler des kilomètres, car l’avant dernier jour, il devra réaliser 250 kms dont 100 de terre pour atteindre Rio Gallegos.

Maintenant, il ne reste presque plus rien! Merci de lire nos mails tous les jours ! Nous espérons avoir réussi à vous transmettre ce que Gérard a ressenti pendant ces 30 jours et que les messages n’étaient pas trop longs !

RUTA 40 DIA 25 / Tres lagos (Santa Cruz) – La Esperanza (Santa Cruz) (17/10/2013)

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Distance: 261.7 km
Départ: 07:40 hs.
Arrivée: 17:27 hs.
Temps de course: 8,33 hs.
Altitude: max 440 mts. min 185 mts.
Route: tout asphalte
Climat: 5° a 17°
Vent: ensoleillé et après nuageux. Vent d’ouest dès le début de la journée et ensuite de Nord ouest. 80% du chemin a été réalisé avec des vents favorables
Vitesse: moyenne 31 km. // max 56 km.
Fréquence cardiaque: moyenne 115 p.m. // max 155 p.m.
Ascension cumulée: 1130 mts.
Descente cumulée: 1157 mts.
Kms cumulés: 4472 km QUEDAN: 528 km.

Pas de détail technique

Anecdotes:

Gérard a commencé très tôt aujourd’hui, sans vent, par conséquent il a avancé très rapidement, ainsi à 60km des Tres Lagos, en arrivant au lac Viedma, nous sommes tombés sur le Fitz Roy, montagne emblématique et centre de Trekking connus de nombreux touristes étrangers. Ce bout de chemin fut réalisé avec un fort vent latéral.

Ensuite, il a continué et est arrivé à Calafate, qui borde le lac Argentino ,où se trouve le glacier Perito Moreno. Nous ne sommes pas allés le voir car il restait encore 60 kms.

Gérard a eu une grande surprise, sur environ 500 mètres, 2 guanacos l’ont accompagné sur le bord de la route, en courant à ses côtés.

Nous avons retrouvé Gérard à la moitié du chemin, nous avons déjeuné dans une petite estancia sur le bord de la route, à l’abri du vent, qui était assez fort. 2 km après cet abondant déjeuner, il a commencé la Cuesta de Miguez, importante montée avec une vue incroyable sur le lac Argentin et sur la Cordillère des Andes.

Ensuite, nous sommes arrivés à Esparanza. Il est important de préciser que depuis deux nuits nous dormons dans des hôtels avec beaucoup de personnes qui travaillent dans les puits de pétrole, très courants dans la région.

Maintenant, il ne reste plus que 3 jours, il faut encore se rendre à la rivière Turbio, point le plus proche de la Cordillère des Andes, ensuite ce sera une ligne droite jusqu’à Rio Gallego pour y passer la nuit de samedi. Dimanche, jour de la fête des mères en Argentine, si le climat, le vent et qu’aucun imprévu ne surgisse, ce sera la fin de la célèbre Route 40. Les jours qui viennent seront remplis d’anxiété, d’émotions et surtout de joie à l’idée d’atteindre la fin ce projet si important.

RUTA 40 DIA 24 / Gobernador Gregores (Santa Cruz) – Tres lagos (Santa Cruz) (14/10/2013)

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Attention: Dimanche 20/10/2013 Gérard arrivera au kilomètre 0, réalisant ainsi 5121 km de vélo en 28 jours!

(Tout dépend du vent, du climat et des imprévus qui peuvent survenir). Vendredi, Gérard passera à 60 kilomètres de Rio Turbio. Samedi, un long chemin de terre est prévu jusqu’à Rio Gallegos et dimanche, ce sera le dernier bout vers le Cap Virgenes, le phare du bout du monde. Ces prochains jours sont très importants et émouvants, nous vous enverrons des nouvelles à mesure que nous le pourrons.

Distance: 163 km
Départ: 08:40 hs.
Arrivée: 18:30 hs.
Temps de course: 7,18 hs.
Altitude: max 266 mts. min 221 mts.
Route: 85 km de terre, 60 km asphalte
Climat: 5° a 14°
Vent: ensoleillé à 14 hs. Vent latéral ouest de 60 km/h
Vitesse: moyenne 24 km. // max 60 km.
Fréquence cardiaque: moyenne 115 p.m. // max 155 p.m.
Ascension cumulée: 849 mts.
Descente cumulée: 892 mts.
Kms cumulés: 4210,30 km

Détails techniques: changement de pneus.

Anecdotes:

La journée a commencé de bonne heure, pour essayer de ne pas être trop gêné par le vent. En effet, il a commencé à se lever qu’après le déjeuner, lentement puis atteignant les 60 km/h.

La route comportait beaucoup de tronçons avec de l’asphalte frais sur lequel personne n’était passé. Gérard a marché dessus pour le tester et savoir s’il pouvait rouler, et ainsi éviter de faire la même erreur que la veille.

Ce fut une journée tranquille, nous sommes arrivés à Los Tres Lagos, un village très petit et pauvre perdu en pleine Patagonie, dont les seuls occupants étaient pour la moitié des travailleurs qui enrobaient la Route 40.

RUTA 40 DIA 23 / Bajo Caracoles (Santa Cruz) – Gobernador Gregores (Santa Cruz) (14/10/2013)

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IL NE RESTE PLUS QUE 1074 KILOMETRES, SI TOUT VA BIEN DANS UNE SEMAINE NOUS ARRIVERONS AU KILOMETRE 0 !!!

Distance: 225.8 km
Départ: 08:40 hs.
Arrivée: 17:40 hs.
Temps de course: 7,28 hs.
Altitude: max 607 mts. min 279 mts.
Route: 25 km de terre, 200 kms d’asphalte
Climat: 6° a 15°
Vent: ensoleillé, constament d’ouest à 50km/h avec rafales à 80 km/h.
Vitesse: moyenne 30 km. // max 58 km.
Fréquence cardiaque: moyenne 115 p.m. // max 145 p.m.
Ascension cumulée: 496 mts.
Descente cumulée: 869 mts.
Kms cumulés: 4047,30 km

Détails techniques: changement de roues, au passage de la route de terre et pour continuer sur une en construction. Il a patiné et est tombé au sol, se prenant un coup au genou qui pour le moment le laisse continuer. Il a fallu laver les roues pleines de goudron.

Anecdotes:

Il a débuté la journée avec un vent latéral et par moment à faveur, jusqu’à ce qu’il devienne de face à 50km/h. il a du s’aider du 4X4 comme barrière contre le vent.

Après avoir commencé la terre, nous sommes tombés sur des travaux d’enrobage de la route, et celle-ci venait d’être enrobée et était souple. Au moment de remonter sur son vélo, il a commencé à patiner et Gérard est tombé par terre, avec une violente douleur au genou. Les roues du vélo se sont remplies de goudron et nous avons perdu approximativement une heure pour les nettoyer et pouvoir continuer sur la terre où il y avait un va et vient constant de camions.

De retour sur l’asphalte, le vent, typique de Patagonie, était toujours aussi fort, malgré quelques légères baisses. Nous avons vu beaucoup de guanacos, nandous, tatous et mulets. Un voyageur qui connaissait parfaitement le reste de la route, nous a dit que le vent d’aujourd’hui n’était RIEN comparé aux derniers kilomètres qu’ils restent pour arriver au phare au kilomètre 0.

Maintenant, il reste moins d’une semaine, il reste les endroits les plus connus d’Argentine en Europe : le Fitz Roy et le glacier Perito Moreno.

RUTA 40 DIA 22 / Rio Mayo (Chubut) – Bajo Caracoles (Santa Cruz) (14/10/2013)

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Distance: 254.9 km
Départ: 08:25 hs.
Arrivée: 18:47 hs.
Temps de course: 6,50 hs.
Altitude: max 591 mts. min 415 mts.
Route: 38 km de terre, 216 km d’asphalte
Climat: 5° a 13°
Vent: ensoleillé, vent permanent à 50km/h avec des rafales à 80km/h.
Vitesse: moyenne 28 km. // max 71 km.
Fréquence cardiaque: moyenne 125 p.m. // max 155 p.m.
Ascension cumulée: 1437 mts.
Descente cumulée: 1250 mts.
Kms cumulés: 3821,50 km

Détails techniques: aucun

Anecdotes:

La journée a débuté avec le vent, Gérard a fini tout le chemin de terre, et maintenant il commence la dernière province, une des plus grandes du pays, sur l’asphalte. Le vent latéral et parfois de face à cette hauteur était déjà insupportable, on ne pouvait quasi pas descendre de la voiture pour prendre des photos, on en a seulement quelque unes prises du 4X4. Il y a eu des moments où Gérard a été obligé d’utiliser la voiture comme barrière contre le vent pour pouvoir avancer car sinon c’était impossible.

Vers 14h, Gérard était déjà à Perito Moreno (le village, pas le glacier) où il lui restait 120kms avant d’arriver à Bajo Caracoles. Il a décidé de continuer pour soustraire un jour. Par surprise, la route tournait et se mettait en position favorable, il a réussi à enchaîner beaucoup de kilomètres à une vitesse importante sans forcer ni pédaler. Mais ici aussi, le vent était une nouvelle fois, latéral ou en sens contraire, par conséquent le vélo s’inclinait, ce qui rendait difficile de maintenir l’équilibre.

Une route sur laquelle il n’y avait absolument rien, où le vent ne laissait même pas respirer, où les kilomètres que Gérard a réalisés devraient se faire sentir. Mais il ne cède pas, il continue de lutter contre le vent, qui chaque jour se charge de le ralentir.

RUTA 40 DIA 21 / Alto Rio Senguer (chubut) – Rio Mayo (chubut) (13/10/2013)

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Distance: 130 km
Départ: 09:40 hs.
Arrivée: 16:40 hs.
Temps de course: 6,50 hs.
Altitude: max 680 mts. min 443 mts.
Route: terre avec de gros cailloux
Climat: 6° a 12°
Vent: ensoleillé, vents latéraux de 70 km/h
Vitesse: moyenne 20 km. // max 28 km.
Fréquence cardiaque: moyenne 105 p.m. // max 110 p.m.
Ascension cumulée: 730 mts.
Descente cumulée: 300 mts.
Kms cumulés: 3566,60 km

Détails techniques: il n’y a eu aucun incident

Anecdotes:

Gérard a continué la partie pierreuse qu’il n’avait pas finie la veille, et le chemin continuait jusqu’au village de Rio Mayo, avec beaucoup de moments difficiles pour pouvoir contrôler l’équilibre.

Le matin il y a avait déjà beaucoup de vent, qui par chance était latéral et en faveur, qui l’a aidé à arriver plus tôt, permettant ainsi à Gérard, un meilleur repos. A cause du froid qu’il faisait, il a mangé sur son vélo (soupe chaude, sandwich, et fruits secs). Il a été accompagné par des moutons tout le long du chemin.

Pour demain, il reste 30 kilomètres de chemin pierreux, ensuite c’est de nouveau de l’asphalte, où dans la région du Perito Moreno nous allons découvrir une partie de 700 kilomètres entre le Perito Moreno et Cafayate, où il n’y aura rien, seulement des estancias. Il faudra voir les distances qui seront possibles de réaliser en fonction du vent et de la météo.

Peut être que les prochains jours, nous n’aurons pas autant accès à internet.

RUTA 40 DIA 20 / Esquel (chubut) – Alto Rio Senguer (chubut) (12/10/2013)

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Distance: 257.40 km
Départ: 08:50 hs.
Arrivée: 19:50 hs.
Temps de course: 8,36 hs.
Altitude: max 634 mts. min 588 mts.
Route: 210 km d’asphalte et 47.4 de terre avec de gros cailloux.
Climat: 15° a 12°
Vent: ensoleillé, ventes en faveur à 20km/h
Vitesse: moyenne 30 km. // max 64 km.
Fréquence cardiaque: moyenne 115 p.m. // max 138 p.m.
Ascension cumulée: 661 mts.
Descente cumulée: 646 mts.
Kms cumulés: 3436,60 km

Détails techniques: les gommes ont été changées au moment de commencer la terre, et après 10 km elles ont gonflé d’avantage.

Anecdotes:

Pour commencer la journée, Gérard est parti seul, car maintenant avec Simon la logistique est différente, il y a plus de choses à décharger et charger. Il a pédalé un kilomètre dans la direction de Bariloche ! Par chance, il s’est rendu compte qu’il s’était trompé et est revenu sur le bon chemin. Ensuite, avec l’assistance, nous l’avons rejoint.

Nous sommes arrivés à Tecka et nous sommes allés voir comment continuait le chemin. 30 kilomètres après, un chemin de terre commençait, mais en réalité ce n’était pas de la terre mais des grosses pieres, il était donc difficile de passer. Comme la météo du jour était exceptionnelle et qu’il n’y avait pas de vent, il fallait avancer le plus possible pour accumuler les kilomètres !

Il a pédalé jusque tard, il s’est arrêté à 60 kilomètres avant Rio Senguer, la nuit était tombée, il continuera demain les kilomètres manquant. La distance entre les villages se complique déjà pour réussir à trouver un hébergement, et donc un jeu de distances a commencé à se faire pour pouvoir arriver.

Nous avons croisé beaucoup de moutons, nous pensons qu’à un moment nous avons vu des milliers de moutons ensemble. Nous avons aussi vu des flamants roses sur différentes lagunes et nous avons aussi croisé un troupeau de guanacos.

Gérard va très bien, son corps répond, il y a un épuisement et une sensation d’arrivée importante, il reste peu de l’avant dernière province, ce qui donne de l’anxiété… mais il faut contrôler et pédaler à un bon rythme. Son genou ne le fait plus souffrir, le dos va bien, il a seulement une petite contracture à la jambe droite.